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Wyclef Jean, une icône de la culture afro-caribéenne

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A l’aube de l’evènement TRACE LIVE qui sera honoré par un concert de Wyclef Jean le 13 juin prochain, retour sur l’un des autres aspects de la carrière du rappeur, producteur, chanteur qui aura réussi à porter toutes les casquettes au cours  des 20 dernières années. N’hésitez pas à vous abonner pour suivre ce show évènement directement sur TRACE LIVE.

Né en Haïti, Wyclef n’a jamais renié ses racines, même s’il a dû quitter sa terre natale à 9 ans. Contrairement à beaucoup d’autres artistes, le chanteur a su faire de ses racines, une force. Le créole et le français sont ainsi souvent mis en exergue au cours de ses titres, faisant de lui, un ambassadeur de cette culture aux yeux du monde, et ce depuis le début de sa carrière solo.

Le carnaval

Quand Wyclef quitte les Fugees en 1997, il sort son premier album solo The Carnival, qui est une évidente référence au fameux carnaval d’Haïti. Une des manifestations culturelles les plus populaires du pays. Elle se déroule généralement durant le mois de février dans la capitale ou dans d’autres villes d’Haïti. Chaque année, cet évenement est organisé selon un thème précis et c’est dans cet esprit que Wyclef décide d’instruire son premier opus. Un projet diversifié et festif, qui reste malgré tout un manifeste quant à son appartenance à la culture haïtienne.

Il tient à cet effet son amie Lauryn Hill par la main, en lui racontant la ferveur d’un festival antillais sur « Sang Fézi ».

D’ailleurs, l’album se finit par trois chansons en créole, précédées de l’interlude « Enter the Carnival ». Il y a d’abord « Yélé« , qui est un cri du coeur quant à la situation de la pauvreté dans son pays puis « Jaspora » qui évoque le lien qui unit la diaspora haïtienne à ses racines et enfin le titre « Carnival » qui porte bien son nom enregistré avec d’autres légendes de la musique caribéenne comme Jacob Desvarieux ou encore Jocelyne Beroard.

 Les collaborations francophones

Ce lien entre sa langue et sa terre natale est quelque chose que Wyclef Jean n’a jamais voulu perdre. C’est ainsi qu’il a multiplié les collaborations dans le genre, comme le titre « It Doesn’t Matter (Ca Ne Me Fait Rien) » avec Les Neg’Marrons, mais aussi de nombreux autres hommages, qu’on retrouve dans l’album Welcome to Haiti: Creole 101L’artiste collabore avec Admiral T sur « Fanm Kreyol ».

On le retrouve également en compagnie de plusieurs artistes locaux tels que Buggah, 2Face, Sound Sultan & Faze sur les titres « Lavi New York » ou encore « Proud To Be African« . Un bon moyen de leur donner une exposition internationale.

L’inverse est aussi vrai, vu qu’il fait venir des artistes américaines comme Foxy Brown sur des titres purement haïtiens, comme « Haitian Mafia ».

Amour & Histoire

Ce besoin constant de mettre en avant sa culture et de ne pas se laisser broyer par la culture américaine, fait la richesse et la diversité du travail de Jean. En 2002, il produit le titre « M.V.P Kompa » qui sera un tube dans son pays et dans plusieurs pays de la Caraïbe.

Boosté par ce succès, il confirme avec « 24heures à vivre«  qui sample le classique « Mwen ta renmen konnen » de l’artiste Rodrigue Millien.

Dans cette même logique, il proposera la chanson « Bagay nef », un titre dansant qui mélange des sonorités dub-step à un son plus tropical.

Ceci étant, s’il met souvent en avant la touche de légèreté et le bonheur dans son ile, il n’oublie pas pour autant la dureté de la vie et sa difficile histoire coloniale. C’est ce qu’il raconte notamment dans la chanson « For Haiti », où il conte son amour pour sa patrie et son envie de la voir mieux évoluer, notamment au niveau de l’éducation de la jeunesse.

En 2007, face à la situation migratoire des haïtiens aux USA, il produit la suite de son premier album « The Carnival 2 : Memoires d’un immigré », pour rappeler d’où il vient et tous les bienfaits qu’un immigré peut apporter à la communauté américaine.

Deux ans après, avec, le projet « From the Hut, to the Projects, to the Mansion (De la cabane, à la cité, au manoir) ». Il  raconte entièrement l’histoire de François-Dominique Toussaint Louverture, qui est un des piliers de la lutte contre l’esclavage et qui a énormément contribué à la révolution haïtienne.

Pareil, on retrouve un clin d’oeil à ce grand homme dans le titre de son dernier EP « J’ouvert », comme une réunion entre « Jean » et « Louverture ». Ce projet où il propose aussi, une reprise du « Ne Me Quittes pas » de Jacques Brel.

Il y a beaucoup de délicatesse et d’intelligence dans la manière dont il ouvre le grand public à son monde. Ses projets sont toujours introduits via des thèmes assez festifs et rassembleurs ( le carnaval, la plage..etc) qui correspondent à l’idée qu’on se fait des îles, puis il mène peu à peu les auditeurs à des thèmes politiques crus et véridiques.

Sans être le seul artiste afro-caribéen d’origine haïtienne ( Snoop Dogg, Diddy, Missy Elliott, Pras, Usher, Jackie O), c’est pourtant sans doute aucun, celui qui met le plus en avant cette culture. C’est pour ça qu’au vu de l’ensemble de son œuvre, on peut estimer qu’il est un ambassadeur important de la culture afro-caribéenne, mais aussi un des piliers du lien, qui lie cette culture à la culture afro-américaine. 

N’oubliez pas de vous inscrire pour ne pas rater son concert lors du TRACE LIVE ce mardi 13 juin.

 


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