Culture Films

Fences : Denzel Washington et Viola Davis au sommet de leur art

Résumé du film Fences avec Viola Davis et Denzel Washington, en salle le 22 février prochain.

Dans les années 1950 à Pittsburgh, Troy Maxson (Denzel Washington), ancien joueur de la Negro League de baseball, est devenu éboueur. Il vit aujourd’hui avec son épouse Rose (Viola Davis), son fils Cory (Jovan Adepo) et son jeune frère Gabriel (Mykelti Williamson), ancien soldat handicapé suite à une blessure à la tête.

Troy doit construire une clôture dans la petite cour de sa modeste maison, une barrière qui sera le symbole des barrières psychologiques de Troy (fence signifie barrière, clôture en anglais). En effet, tout le film repose sur les cicatrices que porte ce père Afro-Américain dans un pays où la discrimination est omniprésente et où la place de la femme n’est pas juste.

Troy parle. Beaucoup. C’est sa façon de s’exprimer. Avec ses tripes et son cœur. Petit à petit, le spectateur apprend qui il est, d’où il vient, les blessures de sa vie et de son passé glorieux qui n’est plus qu’un souvenir. Ce rythme incessant de paroles amène certaines longueurs au film mais rappellent surtout qu’il est une adaptation théâtrale d’une pièce célèbre d’August Wilson, récompensée au prix Pullitzer en 1987.

Le poids des liens fraternels

A travers le passé de Troy, nous faisons connaissance avec son environnement familial et amical. Sa femme Rose,  aimante et patiente, supporte le caractère tortueux et parfois brutal de son mari. Son fils Cory voit sa carrière prometteuse de joueur de football américain ruinée par les souvenirs sportifs écorchés de son père. Son autre fils Lyon, né d’une précédente union, est un musicien de jazz qui vient lui emprunter de l’argent. Le frère de Troy, Gabriel, porte à sa tête une blessure qui rappelle à Troy le poids des liens fraternels. Troy a également un ami, Bono (Stephen Henderson), qui est présent sans l’être, comme pour laisser Troy parler incessamment de sa vie passée dans de longues tirades égocentriques et complexes.

L’omniprésence du personnage de Troy tient le spectateur en haleine, qui cherche à le comprendre, à le cerner dans ses vertiges psychologiques, au fil de ses échanges avec sa famille et ou son ami. Un homme complexe et torturé, tour à tour joyeux ou triste, valsant entre des équilibres contraires.

Denzel Washinton nous avait habitués à des prestations impressionnantes. Avec ce rôle, il ne fait que confirmer son charisme et ses talents d’acteur d’envergure sur qui il faudra compter dans les années à venir, pour notre plus grande joie !

Elisabeth pour Aleeka Magazine


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