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Présidentielles 2017 : et si les candidats étaient des artistes ?

Dans 18 jours, 40 millions d’électeurs et d’électrices français devront se déplacer pour élire le nouveau président de la Republique. Suite au second et dernier débat hier et en vu d’un reportage que vous retrouverez bientôt sur notre chaîne, Trace Urban a décidé de suivre la campagne électorale en faisant un tour d’horizon des 11 candidats. Certains sont connus depuis très longtemps, d’autres un peu moins. Sur la base de leurs valeurs, de leurs parcours, mais aussi de leurs programmes, et mêmes des fameuses “affaires”, nous vous les présentons à notre manière, en lien avec ce qu’ils pourraient représenter dans l’industrie musicale.

1. François Fillon, le ganstaboy.


Candidat du parti Les Républicains.
Avec plus de 30 ans de vie politique, François Fillon est sans aucun doute le plus expérimenté des 11 candidats. Tour à tour, maire, député, ministre, puis Premier ministre. Il a gravi avec finesse et malice tous les échelons de la vie politique. Parti favori après sa victoire à la primaire contre Alain, Juppé et Nicolas Sarkozy. L’apparition des nombreuses affaires (avec sa femme, ses enfants, ses costumes, sa montre) a donné un coup de frein à son élan. C’était Monsieur Propre maintenant, c’est Tony Montana. François Fillon se bat pour sa survie et pour la survie de son parti tout entier dans l’échiquier politique, et il ne récule devant rien.  Mise en causes des journalistes, de l’état, accusations de complot, il est sur tous les fronts. Déterminé, revanchard, l’homme qui se revendique catholique et pratiquant n’a même pas hésité à se fendre d’un dab pour satisfaire de nouveaux électeurs.

Sa campagne ressemble à un clip de Ja Rule, le swag en moins.
 Pour le meilleur.. et pour le pire.

2. Benoit Hamon, le type cool.

Candidat du Parti Socialiste.

C’est l’ancien bébé du Parti socialiste. Il a passé tellement de temps à être le “jeune homme” du Parti socialiste qu’il y a quelque chose qui nous fait dire qu’il le restera à jamais. Benoit Hamon, c’est un peu le Pharrell du PS. Il ne vieillit pas. Pourquoi? Parce qu’il a présidé l’association des jeunes du Parti socialiste pendant longtemps et qu’on l’a toujours vu aux côtés de tout le monde. Il a été jeune premier aux côtés de Segolène Royal, de François Hollande,  ou encore de Martine Aubry, avant finalement d’être ministre, puis frondeur. C’est le garçon sans histoire de la bande qui raconte sa vie sur Twitter et qui écoute du rap (Dr.DreIAM). Il aurait même pu devenir critique musical, si on l’avait laissé faire.

Monsieur Happy. Il prend un peu tout très bien, ou presque. C’est d’ailleurs pour ça qu’il ne fait pas, encore de crises, malgré le fait que toute une partie de son parti l’abandonne au profit de Macron, y compris son ancien ami Manuels Valls. Benoit, lui préfère relativiser. Il est happy.

 3. MC Melenchon.

Candidat de la France Insoumise.

Il ne sait pas lui-même, mais s’il n’avait pas fait de la politique, il aurait tout à fait pu être rappeur. C’est un fait assez cocasse, vu qu’il était professeur avant de se lancer en politique, puis de devenir sénateur. Ancien du Parti socialiste, il claque la porte en 2008 pour fonder son propre mouvement. Depuis, c’est devenu un personnage politique à part entière. Il sort des punchlines, plus vite que son ombre et n’hésite à brutaliser journalistes et adversaires politiques,.. rien qu’avec des mots. C’est Busta Rhymes, avant, pendant et après l’heure. Actuellement, porté par une réelle dynamique dans les sondages. Il pourrait devenir le 3e homme de cette élection, et porter le mouvement insoumis au plus haut. C’est tout le mal qu’on lui souhaite, mais dans le cas, où il n’y arrive pas.  Il est certain que MC Melenchon a sa place sur la scène hip hop française, qui a clairement besoin d’être tiré vers le haut en ce moment. Pourquoi pas un album?

4. Jean Lassale, l’homme sur la lune.

Candidat du parti Resistons.
C’est l’un des candidats les moins connus du grand public, bien qu’il soit dans la vie politique depuis plus de 40 ans. En 1977, il devenait l’un des maires les plus jeunes de France à 21 ans. Sa particularité est qu’il est issu d’une famille de Bergers et qu’il n’a pas hésité à parcourir la France à pied pour aller à la rencontre des Français. 5000 kilomètres en 8 mois, au cours de l’année 2013…. Oui, et il est tout aussi lent quand il s’exprime en interview. Ancien ami de François Bayrou, qui jure désormais qu’il sera au second tour face à Marine Lepen. On dit souvent que c’est l’homme qui vit sur la lune. C’est pour ça qu’il ferait un très bon binôme avec Kid Cudi.

5; Emmanuel Macron : L’homme qui aimait dire “oui”.

Candidat d’En Marche.
Dans la vie politique depuis très peu de temps. C’est le benjamin des candidats et son programme politique est d’une simplicité désarçonnante. Globalement, il se résume en une phrase “Ni Gauche, Ni Droite“, mais ça ne veut pas dire que c’est un centriste. Ca veut juste dire qu’il aime dire “Oui“. Son programme est de dire qu’il y a des bonnes idées partout… et qu’il faut avoir peur du Front National. Il est le meilleur ami de tout le monde, de l’extrême gauche, à l’extreme droite. Des communistes aux Chiraquiens. C’est le Taylor Swift de la politique.

On arrive pas exactement à savoir ce qu’il dit, ou ce qui’l veut faire, mais on sait juste que ça l’excite quand même drôlement, de dire ce qu’il dit et de faire ce qu’il dit qu’il veut faire.

 

6.Nathalie Arthaud : La femme qui aimait “Work”.

Candidate de Lutte Ouvrière.
Survoltée et pugnace, c’est la candidate du partie lutte ouvrière. Le parti des travailleurs. Elle porte leur voix, en digne héritière d’Arlette Laguiller, qui s’était présentée 6 fois avant elle à la même élection et pour le même parti. Chez elle, toutes les phrases incluent d’une manière ou d’une autre le mot “travail, travail, travail” et encore “ travail”. Si elle était aux USA, on en ferait le 5e membre du groupe Fifth Harmony.


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