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20 classiques du hip hop qui fêteront leurs 20 ans en 2017

Entre l’album posthume de Notorious B.I.G, le premier effort de Missy Elliott et l’explosion grand public d’IAM, 1997 fut une année charnière dans l’histoire du hip hop. Célébrons, à notre manière, ce cru important, avec une petite sélection d’albums qui fêteront leur 20 ans en 2017. 

Fabe – Le Fond et la Forme

Moins apprécié des fans que “La Rage de Dire” ou “Détournement de son”, le deuxième album de Fabe était pourtant un disque important, qui contenait  l’intemporel “Lettre au président”.

Beat de Boul – Dans La Sono

Le premier album du collectif de Boulogne, porté par les Sages Poètes de la Rue, résonnera pour toujours dans les oreilles des amateurs de rap français. “Beat de boul est dans la sonooo! ”

Mafia Trece – Cosa Nostra

Le premier album du collectif qui a vu naître les carrières de gens aussi divers que Diam’s ou Yannick (rappelez vous “Ces soirées là”) contenait également, au minimum, un grand classique avec “Le Mauvais Chemin”.

MC Solaar – Paradisiaque 

Avec les singles “Les Temps Changent”, “Gangster Moderne” et “Paradisiaque”, le troisième album du pionnier MC Solaar est peut-être le dernier grand coup d’éclat de sa discographie

Busta Rhymes – When Disaster Strikes…

Le deuxième album du fou furieux Busta Rhymes est peut-être le plus représentatif de son style, entre hymnes festifs (“Turn It Up”) et ambiances apocalyptiques, le tout souligné par le débit surhumain du rappeur de Brooklyn.

Kheops – Sad Hill 

Dans la catégorie de compilations classiques du rap français, je demande : Sad Hill du producteur d’IAM, Kheops. Au passage, c’est sur ce disque qu’Oxmo Puccino éclate à la face du monde avec le morceau “Mama Lova”.

Twista – Adrenaline Rush

En 1997, le rappeur au flow le plus rapide du monde (d’après le très sérieux Guiness book des records) explosait à la face du monde avec le bien nommé “Adrenaline Rush” et son single éponyme.

Il détient toujours le record aujourd’hui.

Puff Daddy & The Family – No Way Out

L’album de l’après-Biggie pour Puff Daddy, qui adoube ici Ma$e en tant que successeur de Big Poppa (“Can’t Nobody Hold Me Down”) et rend l’hommage le plus vibrant qui soit à son poulain décédé (“I’ll be Missing You”).

Slum Village – Fan-Tas-Tic (Vol. 1) 

Sorti en version bootleg, pour finalement être distribué en bonne et due forme dans les années 2000, Fan-Tas-Tic Vol 1 de Slum Village est LE classique qui annoncera l’arrivée d’une flamboyante renaissance boom bap portée par le désormais légendaire producteur Jay Dee.

Avec des samples découpés avec minutie et les rimes freestylées de Baatin et T3, l’album était (et est encore) la preuve que le rap peut être festif sans être abrutissant.

Three 6 Mafia – Chapter 2 : World Domination 

Moins connu de ce côté de l’Atlantique, mais tout aussi incontournable que le reste de cette liste, le troisième album du collectif de Memphis, Three 6 Mafia, allait marquer durablement le rap.

Ses lyrics tout droit sorties d’un film d’horreur et l’originalité de ses beats allait déboucher plus tard sur des genres aussi importants que le crunk et la trap d’Atlanta.

Artistes multiples – Ma 6-T Va crack-er (Bande Originale)

La bande originale d’un des films les plus représentatifs de l’époque conviait tout le rap français à venir poser quelques barres et incluait le légendaire “Retour aux pyramides” des X-Men.

Artistes multiples – Opération coup de poing

Aaah… la grande époque des compilations de rap français. Réunissant tout la crème du rap underground de l’époque (Rohff, Hi-fi, Mafia K1fry, FF…), elle propulsait également en pleine lumière le groupe Arsënik qui y livrait son plus grand classique avec “Boxe avec les mots”.

Rocca – Entre deux mondes

Le premier album de l’ancien membre de La Cliqua restera pour toujours l’un des albums de référence du rap français, et “Les Jeunes de l’Univers”, l’un de ses plus grands hymnes.

Jay-Z – In My Lifetime, Vol. 1

1997 fut l’année de sortie du premier volet de la série In My Life Time qui permettrait à Jay-Z de reprendre le trône de roi de New-York laissé vacant depuis le décès de Biggie.

Capone-N-Noreaga – The War Report

Le premier album du duo Capone-N-Noreaga (CNN pour les fans) portait à son pinacle l’esthétique sombre et guerrière du rap de Queensbridge, ce coin de New-York qui avait donné naissance à Nas et Mobb Deep.

“Bloddy Money”, “T.O.N.Y” ou “Illegal Life” n’étaient rien de moins des classiques absolus du rap East Coast des années 90.

Missy Elliott – Supa Dupa Fly

En plus d’imposer le personnage hors-norme de Missy Elliott dans le paysage rap US, Supa Dupa Fly laissait éclater au grand jour le talent du producteur Timbaland.

Il y crée ici le mix de hip hop/R&B/pop qui allait dominer les ondes pour les 10 années suivantes.

Wu-Tang Clan – Wu-Tang Forever

Un autre débat éternel du hip hop : lequel de 36 Chambers ou de Wu-Tang Forever est le plus grand album du collectif de Staten Island? Wu-Tang Forever constituait les retrouvailles après les escapades solo de quasiment chacun des membres du groupe.

On y retrouvait donc Method, RZA, GZA, ODB, Raekwon et les autres au sommet de leur forme, notamment sur l’inoubliable “It’s Yours”, plus tard repris par Drake.

Passi – Les Tentations

Première pierre de l’empire Passi, ce ‘debut album’ comprenait quelques-uns des morceaux fondateurs du rap français : “Le maton me guette”, “Je zappe et je mate” ou encore “Les flammes du mal”.

Son auteur s’en ira ensuite tutoyer les sommets des charts avec la série de compilations Dis l’heure (Dis l’heure 2 rimes, Dis l’heure 2 Zouk…) et le collectif superstar Bisso Na Bisso.

The Notorious B.I.G – Life After Death

Le débat est éternel entre les fans de Biggie : lequel de Ready To Die ou de Life After Death est son plus grand album? Sorti 16 jours après son décès, il permet à Notorious B.I.G d’accoler son nom pour l’éternité au mot “hip hop”; avec son ex-ami devenu rival Tupac.

Pour le reste, on vous laisse tenter l’expérience : jouez les premières notes de “Somebody’s Gotta Die”, “Hypnotize” ou “Mo Money Mo Problems” en soirée… Vous comprendrez alors le sens du mot classique.

IAM – L’Ecole du micro d’argent

L’Ecole du micro d’argent pourrait être la définition d’album classique de rap français.

Comprenant au moins 3 hymnes générationnelles (“Né sous la même étoile”, “Petit frère”, L’Empire du côté obscur”), il se refermait sur ce qui peut-être considéré comme le plus grand morceau de rap français : “Demain c’est loin”, 8 minutes de freestyle enragé durant lesquelles Shurik’n et Akhenaton vidaient leurs sacs, entre colère, résignation et poésie de rue.


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